Cinéma

Soul Kitchen, la cerise de Fatih Akin

Après les sombres Head on (2004, Ours d’Or à Berlin) et De l’autre côté (2007), Fatih Akin, jeune réalisateur allemand d’origine turque, s’accorde une pause comédie inédite et réussie avec Soul Kitchen. Le film a reçu le Grand prix du jury de la 66e Mostra de Venise en 2009.

Zinos (à gauche) doit embaucher son frère Ilias (à droite) dans son restaurant pour que celui-ci puisse sortir de prison.

Au menu, poisson pané et frites surgelées. La fumée embaume le vieux hangar désaffecté. Plus d’assiettes en porcelaine : elles ont explosé dans le vieux lave-vaisselle. Tant pis, les soupières de grand-mère feront l’affaire.

Le rideau se lève sur des fourneaux crasseux, un jeune cuistot plus bedonnant que gourmet… Zinos a tout investi pour ouvrir son Soul Kitchen (“cuisine de l’âme”). Lire la suite

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Les sans papiers c’est pas du cinéma

Et pourtant c’est peut-être dans une salle de cinéma que vous découvrirez cette vidéo. Un court-métrage, des sans-papiers, des cinéastes mobilisés : plans fixes, portraits groupés. Témoignage  d’hommes, de femmes, d’africains, de roumains, d’européens, d’asiatiques…

De grandes entreprises françaises et institutions républicaines  sont citées dans le film : Veolia, Bouygues,  Carrefour, Cora, Monoprix, Franprix… l’hôtel Matignon et l’Assemblée nationale aussi. Tous savent qu’ils emploient des « sans-papiers ».

Comble de l’absurde : ils en ont des papiers. Des feuilles de paye, des relevés d’impôts, une carte vitale. Ils les ont tous. Sauf un. Celui qui leur permettra d’avoir les mêmes droits que leurs devoirs.

Leur credo : « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! ».

Une pétition a été mise en ligne par le Collectif des cinéastes pour les sans papiers. Pour la signer, cliquez ici.

Max et les Maximonstres

Monkey” (singe). Le seul mot qui définit Max et les Maximonstres selon Spike Jonze. Et pourtant, c’est avec un déguisement de loup en peluche que Max, l’enfant héros va se laisser porter par ses rêves les plus fous à la découverte d’amis peu ordinaires.

Avec le jeune Max Record et ses maximonstres, Spike Jonze mêle tendresse et brutalité du monde de l'enfance.

Le cinéaste aux multiples casquettes signe une adaptation de l’album illustré, Where the wild things are (titre original), écrit par Maurice Sendak : un incontournable de la littérature pour enfants aux Etats-Unis depuis les années 1960. Le producteur de la série casse-cou Jackass rend hommage au livre que sa maman lui lisait petit, aux dessins qui le hantaient la nuit. On en mangerait presque du monstre moche et gentil, gros balourd à tendance susceptible. Lire la suite